SmaylaCarnets de route & de sentiers

À l'étranger · En 4×4 · Août et septembre 2025

Islande 2025, le C30 et le Laugavegur

Quatrième voyage sur l'île, deuxième pour le vieux Chevrolet. Les fjords de l'Ouest, Þakgil, 55 km à pied sur le Laugavegur, un arbre de transmission cassé au bout du monde, et toujours la météo pour boussole.

Durée
36 jours sur l'île · août et septembre 2025
En chiffres
5500 km en C30 · 120 km à pied
Traversée
Allemagne · Danemark · Suède · Féroé
Véhicule
Chevrolet C30 de 1963
Le C30 devant l'épave du Garðar BA 64

28 juillet – 8 août

Le chemin des écoliers, puis la tempête

On monte vers le nord par le chemin des écoliers. L'Allemagne et ses colombages, Schwäbisch Hall, Rothenburg ob der Tauber, Quedlinburg et ses rues pavées, puis Lübeck et ses Gänge. Premier ferry vers le Danemark, Copenhague, Helsingør et le château de Kronborg, un bivouac au bord d'un petit lac suédois, un phare sur la côte près de Göteborg.

Le grand nord danois : la dune mobile de Råbjerg Mile, Grenen où la mer du Nord et la Baltique s'affrontent, Skagen. Un SMS annonce un départ avancé à 3 heures du matin à cause de la tempête Floris. Traversée agitée, le C30 vient se frotter à deux doigts du camping-car voisin, sans dégâts. À Seyðisfjörður, apéro en terrasse pour fêter l'arrivée, puis les derniers macareux à Hafnarhólmi.

Bivouac au pied d'une falaise percée de cavitésLe carnetChevrolet C30 de 1963, le carnet d'atelierLe garage · 1963Lire le carnet →
Un phare au bout de la route, vu du capot
Le C30 au pied du phare
Dans les dunes de Råbjerg Mile
Grenen, la pointe où deux mers se rencontrent
Les Féroé à l'horizon, depuis le Norröna
Le C30 dans la cale, à deux doigts du camping-car voisin
La rue arc-en-ciel de Seyðisfjörður
Un macareux à Hafnarhólmi

9–13 août

Les fjords de l'Ouest

On suit la météo vers l'Ouest. Une journée bénie des cieux : un premier hot pot, une petite piscine d'eau chaude au bord de la mer, l'épave du Garðar qui a l'honneur de poser à côté du Chevy, et une nuit au bout du monde, avec un coucher de soleil pour dernier cadeau.

Le lendemain, les falaises de l'extrême ouest de l'Europe, sujets au vertige s'abstenir, avec des macareux et les mouettes tridactyles et leurs petits. Des routes qui montent et redescendent, et la Dynjandi, approchée au plus près. Une durite lâche : un garagiste en offre une neuve, bleue, et on attaque 136 km de route pour 36 à vol d'oiseau, merci les trois fjords, jusqu'à un petit hôtel perdu au fond d'une vallée, avec son hot pot au bord de la rivière.

Un renardeau arctique pas farouche se laisse photographier, une piscine déserte au bord d'un fjord fait le bain du jour. Le Hornstrandir reste sous les nuages, mais Djúpavík, ses sept maisons et les ruines de son usine de harengs racontent l'histoire du coin. On finit au soleil, avec un hot pot rien que pour nous.

Piste des fjords de l'Ouest
Au-dessus d'un fjord de l'Ouest
Le C30 devant l'épave du Garðar BA 64
Maisons au toit d'herbe
Coucher de soleil au bout du monde
Les falaises de l'extrême ouest
Christian au bord des falaises
Emmanuelle au pied de la Dynjandi
Un renard polaire dans l'herbe
Un renardeau arctique pas farouche
Un fjord en miroir
Le bain du jour, au bord du fjord
Hot pot devant une maison de tourbe
Une cascade dans un cirque de basalte
La mousse, et un renard dans son terrier

15–18 août

Le feu, la glace, l'eau, puis Þakgil

Le vrai petit mélange islandais. Deildartunguhver, la source chaude au plus fort débit d'Europe, jaillit à 100 °C. La Hraunfossar, puis la piste du Kaldidalur le long du Langjökull, où l'on monte faire deux ou trois pas sur la glace. Descente sur Þingvellir, et pour finir 7 km aller-retour le long d'une rivière cristalline jusqu'à la Brúarfoss.

Þakgil, la randonnée dont Christian parle depuis des mois : plus de 18 km et un bon 1000 m de dénivelé, deux gués pour commencer, des passages vertigineux, et rarement vu pareil spectacle. Puis la fuite revient, il faut régulièrement remettre de l'eau dans le Chevy. Vík, Skógafoss et sa foule, et deux découvertes : Háifoss, l'une des plus hautes cascades d'Islande, et Gjáin.

Eaux turquoise sur la route de la Brúarfoss
Quelques pas sur le Langjökull
Tous les deux devant la Brúarfoss
Þakgil, la vallée vue d'en haut
Cascades sous le glacier
Selfie au bord du glacier
Mer de nuages au-dessus du sable noir
Háifoss, la cascade haute
Gjáin, une oasis de cascades

22–24 août

Le Laugavegur, 55 km à pied

LA grande aventure, celle dont on parle depuis plus de dix ans, réservée en début d'année. Le Chevy reste chez le garagiste de Hella, le bus nous dépose à Landmannalaugar. Première boucle sur le Bláhnúkur, 943 m : brouillard au sommet, puis à la descente les fameuses montagnes colorées s'offrent à nous.

Le lendemain, le premier pas des 55 km. Les sources chaudes de Stórihver, un détour par le Brennisteinsalda, un gros névé, le col à 1050 m, Hrafntinnusker. Le jour suivant, un petit-déjeuner au bord d'un lac miroir, puis l'étape des déserts et des gués glacés. À 2 heures du matin, en claquettes dans le pierrier, Emmanuelle voit les premières aurores boréales du voyage.

Dernier jour, froid et venté, au pied du Mýrdalsjökull, un dernier gué glacial, la forêt de bouleaux, et Þórsmörk, une fin incroyable à une aventure incroyable. Le lendemain, encore la petite ascension du Valahnúkur.

Icebergs sur la lagune glaciaireLe carnetFéroé et Islande, un été de glace et de feuÀ l'étranger · En 4×4 · Été 2017Lire le carnet → Le C30 devant une montagne tabulaireLe carnetIslande 2021, six semaines en Chevrolet C30À l'étranger · En 4×4 · Août et septembre 2021Lire le carnet →
Vapeurs d'une source chaude
Fumerolles au-dessus de Landmannalaugar
Un pic vert et sa rivière de mousse
Emmanuelle au panneau du Laugavegur
Les montagnes de rhyolite
Emmanuelle parmi les collines colorées
Petit-déjeuner au bord du lac
Emmanuelle au bord du lac miroir
Un ruisseau de mousse fluo
Christian dans le désert de sable noir
Pause au bord d'un canyon
Les premières aurores boréales du voyage
Un gué glacé
Arrivée à Þórsmörk, fin du sentier

25–26 août

La F26, des cascades et Siglufjörður

Le Chevy récupéré à Hella, cap au nord par la F26, bien plus scénique que la F30 qu'on connaissait. Des plateaux désertiques à n'en plus finir, plein de petits gués, et Laugafell en fin de journée, avec son hot pot.

Au bout de la piste, deux cascades sous-cotées : Hrafnabjargafoss, dans un champ de lave, et Aldeyjarfoss, 20 m de chute entre des orgues de basalte nées d'une éruption il y a environ 9000 ans. Puis une jolie église, Dalvík et son kaffihus, la piste de montagne et le phare orange de Sauðanes, avant Siglufjörður, l'un de nos coups de cœur islandais.

Hot pot à Laugafell
Nuages lenticulaires sur la F26
Christian à Hrafnabjargafoss
Aldeyjarfoss et ses orgues basaltiques
Tous les deux à Aldeyjarfoss
Une église blanche au toit rouge
Le phare orange de Sauðanes et ses moutons

27–30 août

Flateyjardalur, la casse

Arrivée au paradis, au fond de la péninsule, 30 km de piste, au bord de la mer, et l'arbre de transmission se fend en deux. Dans le malheur, de la chance : pas en plein gué, ni dans la descente, un peu de réseau grâce à l'île de Flatey en face, et deux voitures sur la plage, dont un couple de Suisses.

Ils nous emmènent à Akureyri dans leur cellule, deux petites heures de piste. Un premier atelier nous éconduit, puis commence une succession de rencontres islandaises au top : la quincaillerie, le bâtiment rouge, quelqu'un qui nous conduit ailleurs, et la pièce est soudée. Retour à la plage, Chevy réparé.

Pour retraverser vers le sud, on remonte toute une vallée du niveau de la mer à environ mille mètres, dans le brouillard, le long d'un ruisseau bordé de mousse. Au bout, trois épingles à cheveux en première, et Laugafell.

Un arc-en-ciel sur la route du nord
L'arbre de transmission, fendu en deux
Le C30 immobilisé à Flateyjardalur
Aurores boréales dans la nuit
Le C30 dans le brouillard des hautes terres
Petit camion bleu dans les éboulis
La vallée qui monte vers les hautes terres
Mousse et lave dans le brouillard

31 août – 3 septembre

Cratères, Langisjór et Eldgjá

La F26 à nouveau, puis la F208. Le petit canyon de Sigöldugljúfur, le lac de cratère Hnausapollur éclairé pile par le soleil, Ljótipollur. Puis des kilomètres de vert sur sol noir sous une lumière du soir fabuleuse, jusqu'au Langisjór, lac glaciaire d'une vingtaine de kilomètres.

Au réveil, face au lac. Le Sveinstindur est au programme, mais le vent est si fort qu'on s'arrête sagement au premier point de vue, 200 m plus haut. Par prudence, on renonce à la piste du Blautulón. Reste l'Eldgjá, la gorge de feu, fissure de 8 km née vers l'an 934. Le lendemain, le Kirkjugólf et son pavage de basalte, et la lave d'Eldhraun couverte de mousse.

Le canyon de Sigöldugljúfur
Le lac de cratère Hnausapollur
Ljótipollur, le cratère rouge
Sur le sable noir, lumière du soir
Une montagne verte dans un lac miroir
Un lac de cratère, miroir parfait
Ófærufoss, dans l'Eldgjá
Kirkjugólf, le pavage d'église
Eldhraun, la lave couverte de mousse
Le C30 crotté, au retour des pistes
La cabine, portière ouverte

4 septembre

Snæfellsnes et Borgarnes

La météo nous mène sur la péninsule de Snæfellsnes. Les phoques d'Ytri-Tunga dans les flaques à marée basse, la Bjarnarfoss et ses 80 m sur des colonnes de basalte, l'église noire de Búðir. Le Kirkjufell à pied depuis le camping, sous tous ses profils, avec chevaux ou moutons, et l'église de Stykkishólmur, au clocher en vertèbre de baleine.

Le soir, à Borgarnes, le Chevy face à la mer : coucher de soleil, marée basse. Une soirée cadeau.

Les phoques d'Ytri-Tunga
Bjarnarfoss
L'église noire de Búðir
Tous les deux devant le Kirkjufell
Le Kirkjufell et ses moutons
Coucher de soleil à marée basse, Borgarnes

7–12 septembre

La pluie à l'Est, puis le Norröna

Retour vers l'Est par le Sud, sous une météo annoncée mauvaise. Jökulsárlón et ses icebergs, la plage de sable noir de Diamond Beach, à sec et sous un beau ciel. Puis les fjords de l'Est sous une pluie battante et un vent violent, et deux nuits dans l'un des petits cottages rouges d'Eskifjörður.

Quelques heures à Seyðisfjörður, une dernière balade au sec, un dernier café dans un vieux bateau devenu kiosque. Puis le Norröna, une escale aux Féroé, une longue balade à Tórshavn. Au total : 5500 km pour le Chevy, 120 km pour nos pieds, 36 jours sur l'île.

La lagune de Jökulsárlón
Emmanuelle parmi les icebergs de Diamond Beach
Christian sur la plage de sable noir
Vestrahorn dans la brume
Un vieux Chevrolet qui dort dans un hangar, à l'Est
Route côtière sous la pluie
Le drapeau islandais au vent
Les cottages rouges d'Eskifjörður
Un renard polaire sur la terrasse
Une haute cascade entre les strates rouges
Seyðisfjörður, le Norröna au port
Tórshavn et ses maisons rouges
Le soleil sur l'Atlantique, depuis le ferry