À l'étranger · En 4×4 · Août et septembre 2021
Islande 2021, six semaines en Chevrolet C30
Quatre ans après la Jeep, le retour, au volant d'un camion de 1963. Les Féroé dans le sillage, puis les gués, Askja et Kverkfjöll, le Mælifell, une semaine en famille, un volcan qui se réveille et deux pannes surmontées.
- Durée
- Six semaines · 14 août au 22 septembre 2021
- Traversée
- Danemark · Féroé · Islande, en ferry
- Moment fort
- Fagradalsfjall en éruption
- Véhicule
- Chevrolet C30 de 1963

14–18 août
Les dunes, le ferry, les Féroé
Une très jolie matinée dans les dunes de la mer du Nord, autour du phare ensablé de Rubjerg Knude, puis le C30 embarque à Hirtshals. Et vogue le navire.
Escale aux Féroé : des tunnels entre les îles et sous les montagnes, des moutons, quelques rayons de soleil et des moments humides, la cascade de Gásadalur qui tombe dans l'océan, les stacks de Drangarnir. Dépaysement total.
Le carnetChevrolet C30 de 1963, le carnet d'atelierLe garage · 1963Lire le carnet →
19–21 août
L'Est, des cascades aux glaciers
Bonjour l'Islande. Premier jour de Seyðisfjörður à Laugarfell : les premières chutes, une première randonnée et, pour finir, le bain dans le hot pot. Un arc-en-ciel se pose sur le capot bleu.
Puis la piste vers le Snæfell et l'Eyjabakkajökull : les gués, les mousses fluo, les fleurs nichées dans leurs coussins verts, la plaine grise au pied de la glace. Le soir, la cellule de bois et de velours se referme sur nous.
22–24 août
Stuðlagil, Askja, Kverkfjöll
Stuðlagil, Askja, Víti, Kverkfjöll : rien qu'en les nommant, on voyage. À chaque fois, on choisit d'arriver aux sites à pied. Le canyon turquoise entre ses orgues de basalte, le grand lac d'Askja et le bleu laiteux du cratère de Víti, les couleurs soufrées du sol.
Plus haut, Kverkfjöll et son front de glace mêlé de cendre. Un ami nous rejoint avec son grand pick-up noir : deux camions côte à côte au milieu de nulle part. Un cairn veille sur un lac, la piste file sous le capot, et Herðubreið, la montagne tabulaire, domine la lave.
26–29 août
Le Nord-Est, et l'embrayage
On suit la météo, et la météo nous garde tout au nord-est, là où le soleil brille. Húsavík, une église blanche au toit rouge, des lacs miroirs, Arctic Henge et ses pierres dressées où le soleil se couche le 27 août. Le C30 pose au pied d'un phare orange, et le soir, une petite fondue, parce que quand même.
Des arches de basalte, des falaises, Grenivík au bord de l'Eyjafjörður. Le 29 août, Emmanuelle prend le volant pour la première fois. Six minutes et trente-deux secondes plus tard, l'embrayage casse. « Pas ta faute, Emma. » Vingt-quatre heures d'arrêt pour tout ressouder.
1er–2 septembre
Vestrahorn, Jökulsárlón, Skaftafell
Encore une journée de soleil islandais. Un phare orange au bout d'un fjord, puis le Vestrahorn qui se mire dans le sable noir de Stokksnes, sculpté en dunes par le vent.
Le lendemain, une journée « waouh » : des jökull et des lagunes, les icebergs bleus de Jökulsárlón, puis une splendide randonnée de 17 km à Skaftafell, terminée de nuit. Au passage, la petite église de tourbe de Hof.
Le carnetFéroé et Islande, un été de glace et de feuÀ l'étranger · En 4×4 · Été 2017Lire le carnet →
Le carnetIslande 2025, le C30 et le LaugavegurÀ l'étranger · En 4×4 · Août et septembre 2025Lire le carnet →
3–4 septembre
Laki et le Mælifell
Le soleil s'est caché, mais la chance reste avec nous : une cascade derrière le capot, le canyon de Fjaðrárgljúfur, puis les cratères de Laki alignés dans un océan de mousse.
Le Mælifell enfin, cône parfait de mousse verte posé sur le sable noir. Douze kilomètres de randonnée pour aller se baigner, malgré une météo bof : déçus en bien. Le C30 pose à ses pieds, avec son chauffeur.
6–11 septembre
Une semaine en famille
Une semaine en famille, très, très remplie. Le cratère de Kerið, Strokkur qui jaillit, Gullfoss dans la brume, Hveravellir sous la pluie froide, puis Siglufjörður, où nous voyons notre toute première aurore boréale.
Du soleil et des chutes encore : Goðafoss, Dettifoss, Selfoss, un arrêt aux pseudo-cratères de Mývatn, et pour finir la semaine, le Kirkjufell et ses chevaux. Magique.
12–19 septembre
Le volcan, la panne, les arcs-en-ciel
Le 12 septembre, la chance immense d'une éruption que personne n'attendait : le volcan du Fagradalsfjall dormait depuis une semaine, et le voilà qui crache à nouveau ses fontaines de lave. Le même jour, la malchance d'une panne, tout aussi imprévue. Le C30 reste au garage.
Deux jours un peu galère, sans voiture de location, sous une météo pourrie, puis le sourire revient : des arcs-en-ciel qu'il faut courir attraper, un ancien internat devenu hôtel avec son bassin de 25 m d'eau de source chaude, les baleines à bosse au large de Hólmavík. Toujours sans Chevy, on remonte voir le volcan de nuit : en une semaine, une vingtaine de mètres de lave en plus ont rempli la vallée.
20–22 septembre
Le blizzard, puis Seyðisfjörður
On the road again. Le C30 est réparé, juste à temps pour le ferry. Islande, pays des contrastes extrêmes : on se réveille à 2 degrés, on traverse un blizzard sur le col qui mène au fjord, et deux cents kilomètres plus loin, Seyðisfjörður nous accueille sous un beau soleil, à 15 degrés.
Une dernière petite randonnée, une dernière chute, les dernières myrtilles. Sur la carte, le tracé fait le tour de l'île et plonge dans ses hautes terres. Merci, Islande, pour tous tes cadeaux.
































































































