À l'étranger · À pied · Septembre 2024
La Gomera, six étapes à la verticale
Une itinérance d'hôtel en hôtel sur la plus abrupte des Canaries : forêts de lauriers, roques volcaniques, la Fortaleza et le Garajonay, des canyons jusqu'à la mer, puis le Teide sur Tenerife.
- Durée
- 9 jours · septembre 2024
- En chiffres
- Près de 100 km · 6220 m D+
- Point haut
- Alto de Garajonay · 1487 m
- Bonus
- Tenerife et le Pico Viejo

13 septembre
Première étape, le nord vert
Après le voyage, la première randonnée : 13 km et 1000 m de dénivelé. La forêt de lauriers et ses mousses, les aeoniums, les palmiers, les terrasses accrochées à des pentes vertigineuses. Que c'est beau et dépaysant, avec une température parfaite sur le côté nord de l'île. Les bagages suivent d'hôtel en hôtel, nous marchons.
14 septembre
Jusqu'à Vallehermoso
21,5 km et 1350 m de dénivelé : une journée annoncée comme folle, et qui l'a été. Que cette île est abrupte, et qu'elle est merveilleusement belle. Un mirador de verre au-dessus du vide, des chemins de terre rouge, des roques dressés sur les crêtes. Et le soir, depuis le petit hôtel, le « mur » qu'il faudra grimper le lendemain.
15 septembre
Jusqu'à Chipude, 1590 m de montée
17,5 km et 1590 m de dénivelé. Le départ est rude, il faut chauffer la machine, mais quand on veut on peut. On part du sec, on traverse la forêt de mousses du parc national, puis on retrouve le très sec. Trop contents et trop fiers d'avoir géré ce dénivelé.
16 septembre
La Fortaleza et le Garajonay
14,2 km, 800 m de montée et 970 m de descente. Les temps forts : la vue sur la montagne table de La Fortaleza, avec une fabuleuse ouverture au départ, et le point culminant de l'île, l'Alto de Garajonay, à 1487 m, hors des nuages. Le brouillard apporte une fraîcheur appréciée et une ambiance magique.
17 septembre
D'Imada à Playa Santiago
16,4 km, 430 m de montée et 1300 m de descente. Départ de notre perchoir d'Imada, vers 1000 m. Coup de cœur pour un minuscule village abandonné, où l'on se met à rêver d'y créer un lieu idéal. Puis un col, et la bascule dans le canyon, avec un joli pic en toile de fond et d'autres hameaux abandonnés. Un passage trop près des figuiers de Barbarie, cinq derniers kilomètres interminables sur la route, et enfin l'océan.
19 septembre
La dernière étape, jusqu'à San Sebastián
16,6 km, 760 m de montée et 1400 m de descente. Un départ à la descente, une crête de parois rocheuses, un passage en dévers où, pour la première fois, Emmanuelle a hésité à faire demi-tour. Puis des paysages de western, le lit d'une ancienne rivière sous quelques gouttes, et la Playa de la Guancha, déserte, pour la baignade promise. Une dernière grimpette jusqu'à San Sebastián.
Au total, presque 100 km, 6220 m de montée et 7100 m de descente en six étapes. Et l'envie de garder ce rythme.
20–21 septembre
Tenerife, le Teide et le Pico Viejo
Deux jours sur Tenerife avant le retour. Le choc en débarquant du ferry, alors on quitte aussitôt le bord de mer pour monter vers le Teide et entrer sur Mars. Une nuit dans le parc national, lever et coucher de soleil sur les Roques et le Teide.
Au réveil, la randonnée jusqu'au Pico Viejo : ce qui semble tout près depuis la terrasse est bien autre chose sur le terrain. Un vrai joli cratère, une vue époustouflante sur le Teide, puis le même chemin en sens inverse, 8 km et 1100 m de dénivelé dans la caillasse. Pour finir, le joli village de Garachico.







































